Faut-il s'attarder sur l'attentat de Madrid qui n'est que la conséquence d'un processus mené avec arrogance, ou bien faut-il essayer de comprendre devant la porte ouverte de ce qu'on aurait pu enfin appeler "une perspective d'avenir concrète pour Euskal Herria", les raisons qui nous ont "tous" menés à l'échec ?
Une fois de plus, le cycle interminable des désillusions nous rattrape et doit nous faire penser que les conclusions a tirer des ces 50 dernières années de conflit, pourraient enfin tous nous servir pour trouver une solution. Condamner une fois de plus cet acte violent et meurtrier, ça, on sait très bien le faire, mais le plus important et le plus urgent ne serait-il pas de trouver un moyen de se mobiliser pour faire valoir démocratiquement une bonne fois pour toute les aspirations d'Euskal Herria.
Tournons nous vers l’avenir - "Rassembler, bâtir, proposer et agir", tel devrait être notre état d'esprit aujourd'hui, plus tôt que celui du passéisme et de la consternation.
Nous avons la chance d'avoir 3 provinces sur 7 qui bénéficient d'une institution propre. Nous avons également un parlement et un lehendakari qui sont censés nous représenter et auxquels nous pouvons, je pense, avoir confiance. Aujourd’hui, ceux sont nos seuls interlocuteurs officiels et crédibles.
Même si le Gouvernement Basque lance une opération d'envergure afin de mobiliser la société Basque pour relancer une dynamique de paix, ne laissons pas s'éteindre cette perspective d'avenir qui nous appartient, en se rassemblant et solutionnant ce problème qui est le notre et qui n’a que trop duré. Si il y a un calendrier politique établi, qu‘il soit publié, mais que ceux que nous avons élus nous disent les choses telles quelles sont.
En tant que citoyen et citoyenne de ce pays, nous ne pouvons pas laisser les choses se faire sans que notre parole soit prise en compte sur l'avenir de ce pays. La paix, bien sur qu’il faut l'obtenir, mais il ne faut pas perdre de vue la consultation dont les habitants d‘Euskal Herri ont le droit d‘usage. C’est pourquoi l’idée que les bases militantes des différentes formations politiques, que dans les biltzar, les batzoki, les associations, villages et autres lieux, que nous rédigions un appel citoyen commun, destiné à nos représentants pour qu’ils organisent une consultation pour l’avenir institutionnel de ce pays. Ce n‘est ni fantasmagorique ni même utopique, "c’est vital".
Le lehendakari a déclaré lors de ses vœux traditionnels de fin d’année : "Le droit a décider de l’avenir qu’a le Pays Basque, n’est ni dans les mains de l’ETA, ni dans les mains du gouvernement Espagnol, mais dans les mains de la société Basque."
Hitzetatik ekintzetarat...

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